"Un recul majeur pour le sport et l’éducation", à Toulouse, la fin des éducateurs sportifs municipaux dans les écoles fait débat

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Optez pour le prélèvement SEPA pour continuer à profiter de votre abonnement. Votre paiement a échoué. Mettez à jour vos informations de paiement pour continuer à lire le journal. l'essentiel À la rentrée 2026, les éducateurs sportifs municipaux n’interviendront plus directement dans les écoles primaires de Toulouse.
Une décision dénoncée par le syndicat SUD, qui y voit un recul pour l’éducation sportive. La mairie défend au contraire une réorganisation destinée à moderniser l’accompagnement du sport scolaire. Depuis plus de quarante ans, des éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives (ETAPS) municipaux interviennent dans les écoles primaires de Toulouse.
Escalade, voile, roller, escrime ou VTT : ces professionnels permettaient aux élèves de découvrir des disciplines parfois difficiles à organiser dans le cadre scolaire classique. À lire aussi : Centre de performance du TFC, Cité de la natation, Hall des sports urbains…
ces projets en cours qui vont transformer l’île du Ramier Mais à partir de la rentrée 2026, ces interventions directes vont disparaître. Dans un communiqué publié le 10 mars, le syndicat SUD Collectivités territoriales 31 dénonce une "fin des interventions sportives municipales dans les écoles " et parle d’un " recul majeur pour le sport et l’éducation".
Selon le syndicat, la réorganisation de la direction des sports décidée par la Ville en mars 2025 se traduit par une réduction importante du nombre d’éducateurs intervenant sur le terrain. Les agents concernés seraient désormais orientés vers des missions plus administratives.
"À la rentrée 2026, aucune intervention directe d’éducateurs sportifs municipaux ne sera maintenue dans les écoles", affirme le syndicat.
À lire aussi : "On ne va pas faire courir les enfants dans ce froid" : des terrains de sport fermés par arrêté municipal en Haute-Garonne à cause du gel Pour SUD, ces professionnels jouent pourtant un rôle essentiel pour encadrer des activités nécessitant du matériel spécifique, des règles de sécurité strictes et des compétences pédagogiques particulières.
Le syndicat estime que cette décision pourrait éloigner certains élèves de la pratique sportive et remet en cause, selon lui, l’objectif affiché par la collectivité de développer l’activité physique chez les jeunes.
"Le sport à l’école ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire", insiste SUD, qui demande un retour sur cette décision. La mairie de Toulouse conteste toutefois cette lecture de la réforme. Selon la collectivité, il ne s’agit pas d’un recul mais d’une évolution du modèle d’intervention.
"Le sport à l’école ne recule pas : il se modernise", affirme la municipalité dans une réponse transmise à "La Dépêche". Elle souligne que l’ancien dispositif ne concernait qu’une part limitée de l’offre sportive scolaire, avec 17 éducateurs intervenant dans 213 écoles.
La Ville explique avoir choisi de transformer les missions des éducateurs sportifs municipaux. Ceux-ci seront désormais chargés d’accompagner les enseignants dans la construction de projets sportifs, de faciliter l’accès au matériel et de renforcer les liens avec les clubs et associations locales.
Selon la mairie,…
