Toulouse: le CNRS accueille deux chercheurs américain et russe via Choose France for Science

Deux scientifiques de haut niveau ont fait halte à Toulouse pour reprendre leurs travaux en toute liberté. Mercredi 6 mai, le CNRS Occitanie Ouest a présenté l’astrophysicien américain John Baker et le physicien russe Ivan Khaymovich, tous deux installés dans des laboratoires toulousains après avoir opté pour le programme Choose France for Science, lancé en avril 2025 par le gouvernement.
La rencontre s’est tenue sur le campus de Rangueil, avenue Édouard-Belin. Selon le CNRS, le dispositif leur offre la possibilité de poursuivre leurs recherches en France « en bénéficiant d’un environnement scientifique dynamique et de moyens adaptés pour faciliter leur intégration ».
John Baker, qui travaillait depuis vingt ans dans le principal centre de la NASA aux États-Unis (Maryland), et Khaymovich, directeur de recherche spécialisé en physique théorique, disent se sentir bien accueillis. Cette arrivée s’inscrit dans un contexte où des chercheurs et universités américains sont dans le collimateur de l’administration de Donald Trump.
Il y a un an, plus de 1 900 chercheurs américains avaient lancé un « SOS » face à ce qu’ils décrivent comme des attaques contre la science. À ce jour, 41 scientifiques — 46 en incluant d’autres nationalités — ont quitté leur pays pour s’installer dans les universités françaises, selon des chiffres publiés le 4 février par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
« La France a une longue tradition d’accueil de chercheurs venus du monde entier et c’est une très bonne nouvelle que Choose France for Science puisse contribuer à cette dynamique », a rappelé le ministre Philippe Baptiste, soulignant l’engagement du pays à faire rempart face aux atteintes aux libertés académiques.
Pour le CNRS, l’enjeu est double: offrir un cadre de travail sécurisé et stimulant, et renforcer les équipes locales dans des domaines clés des sciences fondamentales et appliquées. L’installation à Toulouse de John Baker et d’Ivan Khaymovich illustre la montée en puissance d’un programme qui continue de séduire des scientifiques internationaux en quête de conditions d’exercice stables et ouvertes.
