Sirops:

Longtemps cantonnés aux goûters des enfants, les sirops font un Devenus boisson de partage entre amis, au bar ou en fête, ils s’invitent désormais à tous les âges et dans de nouveaux usages. Cette dynamique tranche avec une consommation globale morose: en 2025, les volumes de sirops vendus en grandes surfaces ont progressé de 4,61%, selon le panéliste NielsenIQ.
Les chiffres confirment l’ampleur du regain d’intérêt. Au total, plus de 128 millions de litres ont été écoulés en magasin en 2025, contre 122 millions en 2024. En valeur, la hausse a atteint 4% l’an dernier, pour un chiffre d’affaires de 473 millions d’euros.
Les fabricants haut de gamme, qui multiplient recettes et formats, profitent particulièrement de cet engouement. Le début de l’année 2026 apparaît toutefois moins soutenu: sur les trois premiers mois, le marché recule de 1,1%. Malgré ce fléchissement, l’année 2025 a dépassé les niveaux atteints en 2023, signalant une reprise bien installée.
« C’est une catégorie très moderne qui connaît une reprise nette depuis la sortie de la pandémie de Covid. Les innovations se multiplient dans les sirops. Ce produit a aussi des avantages économiques ou environnementaux, avec ses bidons en verre ou en aluminium », explique Loïc Couilloud.
Outre la variété des goûts, les acteurs mettent en avant des contenants réutilisables ou recyclables et le fait de pouvoir doser soi‑même, des arguments qui parlent à des consommateurs attentifs au prix comme à l’empreinte environnementale. Reste à voir si l’élan se maintiendra en 2026, après un premier trimestre en léger repli.
Le secteur, qui continue d’innover, compte sur de nouveaux usages et sur l’attrait des propositions premium pour entretenir cette dynamique.
