Produits dérivés: la boutique Trump reste un pactole et un atout politique un an et demi après sa victoire

Un an et demi après sa victoire, Donald Trump continue d’exploiter un filon lucratif: sa boutique en ligne. Le président américain y propose des dizaines d’objets hétéroclites qui, selon le descriptif fourni, lui rapportent des millions, faisant de son nom une marque commerciale à part entière en marge de ses fonctions.
Le catalogue mêle accessoires et gadgets: soutiens-gorge de sport, plateaux de charcuterie, coffrets de poker, écuelles pour chien, crèmes hydratantes et bien d’autres articles frappés de son patronyme. Cette bimbeloterie, habituellement réservée à l’effervescence des campagnes, s’est installée dans la durée.
Dans la tradition politique américaine, les présidents utilisent des produits dérivés pour promouvoir leur campagne puis, une fois élus, soutenir leur parti. « Mais on n’a jamais vu un locataire du Bureau ovale utiliser son nom pour une entreprise commerciale et monétiser à ce point sa fonction », estime Richard Painter, professeur de droit à l’Université du Minnesota et ancien responsable des questions d’éthique.
Cette stratégie offre à Donald Trump un double bénéfice: des revenus substantiels et un outil de promotion politique permanent. Son nom, apposé sur une large gamme d’objets, entretient la visibilité de sa marque politique tout en générant des recettes. L’ampleur de cette monétisation, qui tranche avec les usages passés, alimente les réserves de spécialistes de l’éthique.
Et tant que la boutique prospère, le débat sur les frontières entre promotion politique et activité commerciale devrait rester au premier plan.
