Moqué pour une bouchée timide, le PDG de McDonald’s se défend: « Ma mère m’a appris à ne pas parler la bouche pleine »
Chris Kempczinski a pris la parole avec humour après avoir été tourné en dérision pour une vidéo où il mord timidement dans un burger. Le PDG de McDonald’s a réagi au buzz, deux mois après la publication de la séquence, affirmant qu’il assume sa visibilité en ligne malgré les moqueries.
Le 3 février, le dirigeant avait diffusé sur Instagram une vidéo de promotion du Big Arch, un nouveau burger XXL lancé aux États-Unis. On l’y voit fixer le sandwich avec une certaine gêne, qu’il appelle « le produit », confier qu’il « ne sait pas vraiment par où commencer », puis en croquer une infime bouchée avant de la montrer à la caméra.
« C’est une grosse bouchée, pour le Big Arch », lance-t-il pourtant, concluant qu’il s’agit d’un « délicieux produit ». Internet s’est chargé du reste, et la vidéo est devenue virale.
Dans une interview accordée lundi au Wall Street Journal, Chris Kempczinski raconte que l’alerte est venue de chez lui: « J’ai reçu un appel de l’un de mes enfants qui m’a dit: “Papa, tu es viral, mais pas dans le bon sens.” » Face aux rumeurs qui ont fleuri en ligne, il réplique avec dérision: « Je ne suis définitivement pas végétarien.
» Et il explique la bouchée microscopique par une règle familiale: « Ma mère m’a appris à ne pas parler la bouche pleine. » Au-delà de l’anecdote, le patron défend sa stratégie de communication. « Il y a un cynisme et un scepticisme qui entourent la publicité en général.
En s’engageant directement avec les clients de cette façon, on obtient un plus grand degré d’authenticité », affirme-t-il, en assumant de se montrer même de manière imparfaite. Il reconnaît toutefois qu’il faut avoir « la peau épaisse » lorsque les retours sont cinglants.
Ses concurrents, Burger King et Wendy’s notamment, ont saisi l’occasion pour le railler publiquement. Cette séquence intervient alors que McDonald’s fait face, depuis plusieurs mois, à une perception dégradée chez une partie de sa clientèle traditionnelle, qui juge l’enseigne plus chère et moins bonne qu’avant.
Dans ce contexte, voir son PDG peiner à croquer dans un produit maison n’aide pas l’image. Chris Kempczinski parie néanmoins sur l’échange direct avec les consommateurs pour regagner en crédibilité.
