MI20, futur train du RER B, dévoilé à Crespin: mise en service promise dans moins de trois ans
Mercredi 7 mai, à l’usine de Crespin (Nord), le futur MI20 destiné au RER B a effectué ses premiers tours de roue sous les yeux de Valérie Pécresse. La présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM) a assuré que ces nouvelles rames seraient mises en service « dans moins de trois ans ».
Conçu par Alstom et CAF pour remplacer des matériels vieux de près d’un demi-siècle, le MI20 a été présenté comme « un train haute couture, unique en son genre ». Il doit équiper « la ligne la plus sinistrée d’Île-de-France » afin d’en faire « la meilleure ligne », a déclaré Valérie Pécresse lors de la sortie d’usine de la première rame, entourée des dirigeants des industriels et des deux opérateurs, RATP et SNCF.
Avec environ un million de voyageurs quotidiens, la ligne B, qui traverse Paris du nord au sud et dessert notamment l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, est la deuxième de France et d’Europe en matière de fréquentation, a-t-elle souligné. Le programme a toutefois accumulé les obstacles depuis son lancement, entre batailles de gouvernance et ratés industriels, entraînant un lourd retard par rapport au calendrier initial.
Lors de l’appel d’offres engagé en 2018, l’entrée en service était envisagée à partir de fin 2024 ou 2025, alors même que les usagers de la ligne subissent régulièrement retards et annulations. Pour accélérer les essais qui doivent débuter, Valérie Pécresse a indiqué compter « sur l’État pour raccourcir les délais d’homologation », le MI20 relevant à la fois du métro et du train et devant satisfaire aux deux cadres de certification.
À la sortie de l’usine, elle a piloté le premier train d’essai à très faible allure sur quelques mètres, lâchant un « il roule! » Selon les éléments présentés, les nouvelles rames seront livrées à partir de 2025 et ne seront pas mises en service avant 2027. Île-de-France Mobilités propose par ailleurs trois options de design extérieur et d’aménagement intérieur.
L’enjeu est de taille pour une ligne sous pression: place désormais aux essais, à l’homologation et au respect du nouveau calendrier, avec l’objectif affiché d’améliorer la fiabilité du RER B.
