France Culture traversée par une polémique, des changements à la direction et de nouveaux projets

France Culture traverse une séquence agitée. La semaine dernière, un billet de Guillaume Erner comparant la mort de Charlie Kirk aux victimes de Charlie Hebdo a été dénoncé par la rédaction comme « un billet du malaise et de la confusion ». Selon l’AFP, ce parallèle a provoqué l’émoi au sein de la station.
Ce remous intervient alors que la gouvernance évolue: l’actuelle directrice des programmes d’Arte va remplacer à ce poste Sandrine Treiner. Arrivée en 2015 à la tête de France Culture, cette dernière avait été mise en cause dans une récente enquête de Libération.
À l’antenne, la station prépare aussi des nouveautés. Dès septembre, un chef multi-étoilé, ancien de « Top Chef » et présentateur de « Cuisine ouverte » sur France 3, apportera sa patte aux « Bonnes choses », l’émission culinaire dominicale de France Culture.
Parallèlement, « Les Pieds sur terre » expérimentent l’intelligence artificielle: « Nous voulions tester les limites de ce que peut faire l’IA et ce qu’elle va nous enseigner », a expliqué à l’AFP la productrice Sonia Kronlund. Le magazine a notamment proposé un documentaire de Sophie Simonot, qui retrace, de leur union à leur dislocation, l’histoire de Manue et Karim.
La station n’en est pas à sa première controverse. Un débat intitulé « Faut-il dissoudre la France? » avait suscité l’ire d’internautes — majoritairement de droite — sur Twitter, certains allant jusqu’à appeler à la dissolution de France Culture, organisatrice de l’événement.
Plus largement, les antennes de l’audiovisuel public ont été perturbées le mardi 28 juin par un mouvement de grève contre la suppression de la redevance que le gouvernement souhaite dès l’automne. En raison de ce débrayage, la musique a tourné en boucle sur France Info, France Inter et France Culture à la place des matinales, tandis que France 2 a diffusé des rediffusions d’extraits de Télématin.
Côté initiatives, un magazine, en partenariat avec Pathé, Wild Bunch International et France Culture, organise un concours de scénario pour « renouveler la comédie française ». Sur le plan des mouvements de personnel au sein du service public, l’ex-productrice des « Chemins de la philosophie » publie un recueil rassemblant le meilleur de ses émissions avant de prendre la direction de France Inter.
À la rentrée, un journaliste et ex-matinalier de France Inter doit retrouver le service public, quatre ans après l’avoir quitté pour une station du groupe Lagardère. Ces développements dessinent une rentrée marquée à la fois par des évolutions de gouvernance, des expérimentations éditoriales et un contexte social chahuté pour la radio publique.
