Erdogan propose de « coopérer » avec la France contre le terrorisme, prudence à Paris

Recep Tayyip Erdogan a déclaré vouloir « coopérer » avec la France sur la question du terrorisme. À Paris, l’offre est accueillie avec circonspection. Pour le spécialiste en politique internationale Christian Makarian, il s’agit d’« une manœuvre supplémentaire » visant à déstabiliser l’Europe et la France.
Dans ce contexte, Emmanuel Macron, qui dit privilégier le dialogue à la mise à l’écart, a déployé sa méthode à l’international dès la première semaine suivant son élection. Cette ligne, qui mise sur l’échange direct plutôt que l’ostracisme, demeure au cœur de la stratégie affichée par l’exécutif.
La scène politique française reste, elle, traversée par des tensions lorsque l’international s’invite dans le débat intérieur. Djordje Kuzmanovic, bras droit de Jean-Luc Mélenchon sur les questions internationales, avait été convié à une conférence co-organisée par une figure de l’extrême droite identitaire.
Face à la polémique naissante, il a finalement décliné l’invitation. En toile de fond, l’actualité mondiale continue d’influencer le climat européen et français. Les plateformes, à commencer par Twitter, ont définitivement suspendu le compte @realDonaldTrump après la prise d’assaut du Capitole par ses partisans.
Par ailleurs, le président américain a indiqué avoir eu une « bonne discussion » avec le président élu du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador, en prédisant « une très bonne relation » à venir.
