Dans le Gard, 59 classes encore menacées: à Nîmes, pétitions et grève contre la réforme de la carte scolaire

La réforme de la carte scolaire pour la rentrée prochaine continue de susciter une forte mobilisation à Nîmes et dans le Gard. Si 62 classes étaient initialement menacées de fermeture dans le département, 59 le seraient encore aujourd’hui, nourrissant la crainte, chez parents et enseignants, d’une dégradation des conditions d’apprentissage et d’éducation.
Dans le Gard comme ailleurs, les services de l’Éducation nationale travaillent à la refonte de la carte scolaire en vue d’une adoption définitive le 17 avril. Les propositions du directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) du Gard, Christophe Mauny, ont été rendues publiques jeudi soir.
Déjà, le 9 avril, parents et enseignants avaient exprimé leurs inquiétudes devant les services départementaux de l’Éducation nationale, rue Rouget-de-l’Isle, à Nîmes. Concernant Nîmes, trois classes un temps menacées — dans les écoles Mont Duplan, Bruguier et Rangueil — seraient finalement maintenues à la rentrée prochaine.
Un infléchissement qui ne désarme pas les opposants, à l’image du syndicat FSU30, qui rappelle que « dans le Gard, 59 classes restent encore menacées dans le premier degré » à l’échelle du département. Sur le terrain, la mobilisation s’organise.
À l’école Prosper-Mérimée, dans le quartier de la Croix de Fer, une pétition lancée dès l’annonce d’un projet de fermeture de classe a recueilli près de 300 signatures en trois jours, alors que l’établissement scolarise un peu plus de 200 élèves. Vendredi, les enseignants ont décidé d’entrer en grève reconductible à partir de ce mardi, 8 heures.
La veille, à 16 h 30, un rassemblement est annoncé devant l’école Paul-Marcelin, dans le quartier de Pissevin, pour dénoncer un autre projet de fermeture — cette fois de deux classes — dans cette école primaire. À l’approche de l’échéance du 17 avril, partisans et opposants se font face.
Les services académiques avancent leur réforme, tandis que la communauté éducative et des parents d’élèves maintiennent la pression, inquiets des effets des fermetures sur les effectifs et la prise en charge des élèves.
