Conflit au Moyen-Orient: le FMI abaisse ses prévisions et met en garde contre une inflation jusqu’à 6%

Le Fonds monétaire international a sonné l’alarme mardi 14 avril: la guerre au Moyen-Orient menace de freiner l’économie mondiale.
« Une fois encore l’économie est menacée de dérailler, cette fois à cause du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient », a averti son chef économiste, Pierre-Olivier Gourinchas, en dévoilant les dernières projections à Washington, où se tiennent cette semaine les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.
L’institution a abaissé sa prévision de croissance mondiale pour 2026 de 0,2 point, à 3,1% contre 3,3% estimés en janvier. Selon le FMI, si le conflit n’avait pas éclaté dans le Golfe, la trajectoire aurait au contraire été relevée de 0,1 point, portée par une dynamique favorable.
L’écart cumulé atteint ainsi 0,3 point, soit environ 350 milliards de dollars de production mondiale en moins à l’horizon considéré. Au-delà de la croissance, le FMI a élaboré plusieurs scénarios en fonction de la durée d’un éventuel blocus du détroit d’Ormuz, zone névralgique pour les flux d’énergie.
Dans les hypothèses les plus défavorables, la hausse des prix à l’échelle mondiale pourrait grimper jusqu’à 6%. Ces perspectives assombries s’inscrivent dans un contexte d’incertitude géopolitique élevée. Le FMI souligne que l’évolution dépendra étroitement de la situation dans le Golfe et de la capacité des négociateurs à éviter une perturbation prolongée des échanges.
L’institution prévoit de suivre de près l’impact du conflit et ajustera ses scénarios à mesure que la situation évoluera.
