Avec "Bagarre", le Nîmois Nassim Lyes s’affirme en visage de la comédie d’action française

À 37 ans, l’acteur nîmois Nassim Lyes confirme son statut d’interprète physique du cinéma français. Après Made in France, Farang, Sous la Seine ou encore Ad Vitam, il revient mercredi avec Bagarre, une comédie d’action coécrite avec son complice de longue date, le réalisateur Julien Royal.
L’idée, racontent-ils, est née d’une légende urbaine circulant sur les réseaux autour d’un « Uber bagarre ». Royal y a vu un terrain de jeu pour une comédie capable, en toile de fond, d’interroger notre rapport à la violence. Le déclic est venu avec le personnage de Naïm, interprété par Lyes, dont l’énergie tranche avec ses rôles précédents.
Ce héros est conçu comme un candide à la puissance redoutable. Le duo revendique des références pop très lisibles: Son Goku de Dragon Ball, archétype du gentil un brin naïf mais imbattable, Jackie Chan et Saitama, le protagoniste du manga One Punch Man. Fidèles à leur ligne, Lyes et Royal refusent d’opposer comédie et action.
Après En passant pécho et Nouveaux riches, Bagarre pousse les curseurs des deux genres, avec l’ambition de rester « sincère » dans chaque situation, assurent-ils. Lyes partage l’affiche avec Hedi Bouchenafa, qui campe son side-kick comique. Coscénariste, l’acteur insiste sur le soin apporté à l’écriture.
Les dialogues, précise-t-il, sont « chirurgicaux ». Le duo multiplie les répétitions pour peaufiner les répliques, capter les éclairs de trouvaille, puis « verrouiller » le texte et s’y tenir, une rigueur qui guide ensuite le jeu et la mise en scène.
Bagarre arrive en salle mercredi, nouvelle étape de la collaboration entamée il y a vingt ans entre Lyes et Royal, qui cherchent à installer en France une comédie d’action à la fois extravagante et assumée.
