1er Mai: Sébastien Lecornu reçoit boulangers et fleuristes avant des annonces ce vendredi

À Matignon, Sébastien Lecornu recevra vendredi 17 avril, à la mi‑journée, des représentants des boulangers et des fleuristes. Des annonces sont attendues vers 14 heures, deux jours après que le Premier ministre a promis devant le Sénat une « solution » pour ces artisans.
Cette séquence intervient après le report de l’examen d’une proposition de loi déposée par sa majorité, qui visait à autoriser explicitement les commerces alimentaires, les fleuristes et les établissements culturels à employer des salariés le 1er Mai. Le texte a suscité une forte opposition des syndicats et des partis de gauche.
La Confédération générale de l’alimentation en détail (CGAD), qui représente 360 000 commerces de bouche (bouchers, boulangers, fromagers, etc.), a demandé jeudi que la possibilité d’employer des salariés le 1er Mai soit « explicitement » reconnue, à la veille de la réunion à Matignon.
Dans un communiqué, elle dit l’« incompréhension totale » des professionnels et appelle à une clarification, estimant qu’il faut « concilier le respect des traditions sociales avec les besoins contemporains de la population ». Pour la CGAD, autoriser l’activité salariée ce jour‑là dans les commerces alimentaires traditionnels serait « une réponse pragmatique, équilibrée et bénéfique pour tous ».
En l’état du droit, le 1er‑Mai est un jour chômé: seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » peuvent employer des salariés, rémunérés alors double. Contrairement à la restauration, les commerces de bouche ne sont pas aujourd’hui éligibles à cette exception.
Un artisan boulanger peut ouvrir, mais il doit travailler seul ou avec des membres de sa famille non salariés. Dans une lettre commune, la CFDT, la CGT, FO, la CFE‑CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires exhortent le chef du gouvernement à ne pas accélérer l’adoption du texte élargissant le travail ce jour férié, au nom du respect de « l’histoire sociale ».
Selon les syndicats, un rendez‑vous est prévu lundi entre leurs dirigeants et le ministre du Travail, Jean‑Pierre Farandou. Les annonces promises par l’exécutif sont attendues ce vendredi après la réunion à Matignon, tandis que les discussions avec les partenaires sociaux doivent se poursuivre en début de semaine prochaine, selon les organisations syndicales.
