Éric Woerth interrogé au procès Sarkozy et remet à Emmanuel Macron un rapport sur la décentralisation

Entre l’actualité judiciaire et l’agenda institutionnel, Éric Woerth se retrouve à la croisée de deux séquences majeures. Trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, il a été longuement interrogé au procès de l’ancien chef de l’État au sujet du paiement en liquide de certaines dépenses au siège de campagne de la rue d’Enghien.
Cette audition s’est concentrée sur des règlements en espèces effectués lors de la campagne de 2007. Les questions ont porté sur la nature de ces dépenses et sur leur traitement au sein de l’équipe de campagne, alors dirigée depuis le QG de la rue d’Enghien. En parallèle, le député Renaissance de l’Oise a remis au président Emmanuel Macron un rapport consacré à la décentralisation.
Parmi ses propositions figurent la suppression de la Métropole du Grand Paris, la réduction du nombre d’élus et le rétablissement du cumul des mandats. Ce chantier ravive un débat plus large sur l’organisation territoriale. Le président de l’Association des maires de France, David Lisnard, plaide pour une libération des collectivités du « délire bureaucratique ».
Et, dans une tribune consacrée à la « mission Woerth », Arnaud Platel a défendu l’idée qu’une décentralisation efficace suppose d’abord une clarification du partage des compétences entre l’État et les collectivités territoriales, ainsi qu’entre les collectivités elles-mêmes.
La concomitance de ces dossiers place Éric Woerth au cœur des discussions sur les règles du jeu politique, de la transparence des campagnes à la répartition des pouvoirs locaux, alors que ses propositions et les débats qu’elles suscitent restent à trancher au sommet de l’État.
